Perdre l’odorat après un Covid peut sembler anodin sur le papier. En réalité, c’est souvent beaucoup plus perturbant : les aliments perdent leur intérêt, certaines odeurs deviennent méconnaissables, cuisiner devient moins agréable, et la peur de ne jamais récupérer peut s’installer.
Cette situation peut aussi toucher ce que l’on appelle couramment le “goût”. En pratique, une grande partie du goût des aliments dépend de l’odorat, notamment par les arômes qui remontent vers le nez quand on mange. Quand l’odorat est perturbé, le plaisir alimentaire peut donc être fortement diminué, même si les saveurs de base restent parfois présentes.
Chez Les Ostéo du Golfe, à Auray et Vannes, nous recevons parfois des patients qui décrivent une gêne persistante après une infection : perte d’odorat, odeurs déformées, fatigue, tensions cervicales, inconfort au niveau du visage ou difficulté à retrouver leurs repères corporels. L’objectif d’une consultation ostéopathique n’est pas de promettre de “faire revenir l’odorat”, mais de faire le point sur ce qui peut être accompagné dans un cadre fonctionnel, sécurisé et cohérent.
Après un Covid, l’odorat peut récupérer lentement, par étapes, parfois avec des odeurs étranges ou désagréables. L’important est de ne pas rester seul avec une gêne persistante, et de distinguer ce qui relève du suivi médical, de la rééducation olfactive et d’un accompagnement fonctionnel.
Perte d’odorat, perte de goût, parosmie : de quoi parle-t-on ?
Après une infection virale comme le Covid, plusieurs situations peuvent se présenter. Certaines personnes ne sentent plus rien du tout : on parle alors d’anosmie. D’autres sentent moins bien : on parle plutôt d’hyposmie. D’autres encore sentent des odeurs déformées, souvent désagréables : c’est la parosmie.
La parosmie est particulièrement déroutante. Le café, l’oignon, certains parfums, la viande, les produits ménagers ou les aliments grillés peuvent devenir insupportables. Le patient ne comprend pas toujours ce qui se passe : il ne s’agit pas simplement d’un odorat “faible”, mais d’un odorat qui interprète mal certaines odeurs.
Cette récupération peut être irrégulière. Un jour, une odeur revient ; le lendemain, elle disparaît. Une odeur agréable peut devenir écœurante. Une amélioration peut sembler stagner pendant plusieurs semaines. Ce caractère fluctuant est fréquent dans les troubles post-Covid et mérite d’être expliqué pour éviter l’inquiétude inutile.
Quand faut-il demander un avis médical ou ORL ?
Une perte d’odorat apparue pendant un Covid peut évoluer spontanément dans les premières semaines. En revanche, si le trouble persiste, s’aggrave, devient très gênant ou s’accompagne d’autres symptômes, un avis médical est nécessaire. Le médecin traitant peut évaluer la situation, rechercher d’autres causes possibles et orienter vers un ORL si besoin.
Il ne faut pas tout attribuer au Covid. Une obstruction nasale, une sinusite chronique, des polypes, une rhinite allergique, un traumatisme crânien, certains traitements ou d’autres causes médicales peuvent aussi influencer l’odorat.
Avis médical prioritaire si :
- la perte d’odorat apparaît brutalement sans contexte clair ;
- elle ne concerne qu’un seul côté ou s’accompagne d’une obstruction nasale importante ;
- il existe des saignements, douleurs importantes, fièvre ou écoulements purulents ;
- des maux de tête inhabituels, vertiges importants, troubles neurologiques ou troubles visuels sont associés ;
- la perte d’appétit entraîne une perte de poids, une anxiété marquée ou un retentissement important sur le moral.
Que peut réellement aider à faire la rééducation olfactive ?
La rééducation olfactive, ou entraînement olfactif, consiste à exposer régulièrement son odorat à quelques odeurs identifiées, avec attention et régularité. Elle est souvent proposée dans les troubles persistants de l’odorat après infection virale. Elle ne garantit pas une récupération complète, mais elle a l’avantage d’être simple, progressive et peu risquée lorsqu’elle est bien expliquée.
Le principe est proche d’un entraînement sensoriel : on sollicite l’odorat de façon répétée, sans forcer, pour aider le système olfactif à retrouver des repères. La durée nécessaire varie selon les personnes. Un suivi médical ou ORL peut être utile si les symptômes persistent, si la gêne est importante ou si la situation est complexe.
À retenir
La rééducation olfactive est généralement le premier repère à discuter pour une perte d’odorat persistante. Elle demande de la régularité, de la patience, et doit rester adaptée à la tolérance de chacun, surtout en cas de parosmie.
Quelle place pour l’ostéopathie après une perte d’odorat post-Covid ?
L’ostéopathie ne traite pas directement une infection, ne remplace pas un diagnostic médical et ne permet pas d’affirmer que l’odorat va revenir. C’est un point essentiel. Présenter l’ostéopathie comme une solution unique ou garantie à une anosmie post-Covid serait excessif.
En revanche, dans certains cas, une consultation peut avoir un intérêt complémentaire. Après un épisode viral, certains patients décrivent aussi des tensions cervicales, une respiration moins confortable, une sensation de pression dans la tête, une fatigue persistante, une mâchoire crispée ou une gêne globale du haut du corps. L’ostéopathe peut alors évaluer si des contraintes mécaniques ou fonctionnelles participent à l’inconfort général.
Le travail ostéopathique peut concerner, selon le bilan, les cervicales, la mâchoire, la cage thoracique, la respiration, les tensions du visage ou les compensations corporelles installées pendant la période de fatigue. L’objectif est d’améliorer le confort, la mobilité et la capacité du patient à mieux vivre cette phase de récupération, pas de promettre une réparation du système olfactif.
Pour comprendre plus largement notre approche des troubles fonctionnels de la sphère tête-cou, vous pouvez consulter notre page dédiée à l’ostéopathie ORL et oculaire à Auray et Vannes.
Comment se déroule une consultation aux Ostéo du Golfe ?
La consultation commence par un échange précis : date de l’infection, évolution de l’odorat, présence de parosmie, gêne alimentaire, fatigue, symptômes associés, examens déjà réalisés, avis médical ou ORL éventuel. Cette étape permet surtout de vérifier que la situation relève bien d’un accompagnement ostéopathique possible, ou qu’un avis médical doit être demandé en priorité.
Le bilan ostéopathique observe ensuite la mobilité et les tensions du corps : cou, haut du dos, mâchoire, respiration, cage thoracique, posture et zones de contrainte ressenties par le patient. Les techniques sont choisies selon la tolérance, le contexte, l’âge, la fatigue et les antécédents.
Une séance peut aussi être l’occasion de remettre de l’ordre dans les repères : quoi surveiller, quand reconsulter, comment adapter la reprise d’activité, comment associer l’entraînement olfactif sans forcer, et comment ne pas confondre gêne persistante et urgence médicale.
La bonne question n’est pas : “l’ostéopathie va-t-elle faire revenir mon odorat ?” mais plutôt : “dans ma situation, qu’est-ce qui relève du suivi médical, de la rééducation olfactive, et de l’accompagnement fonctionnel ?”
Que faire au quotidien quand l’odorat revient mal ?
Quand l’odorat est diminué ou déformé, il faut aussi penser à la sécurité du quotidien. Ne pas sentir le brûlé, le gaz, un aliment avarié ou une fumée peut poser problème. Il est utile de vérifier les détecteurs de fumée, de respecter strictement les dates de conservation des aliments, et de demander l’avis d’un proche en cas de doute sur une odeur.
Sur le plan alimentaire, la perte de plaisir peut conduire à manger moins ou à éviter certains aliments. En cas de perte de poids, d’écœurement majeur, d’anxiété alimentaire ou de baisse importante du moral, il ne faut pas hésiter à en parler à son médecin. Un accompagnement nutritionnel ou psychologique peut être pertinent dans certaines situations.
La récupération peut demander du temps. Cela ne signifie pas qu’il ne faut rien faire, mais qu’il faut éviter la course aux solutions miracles. Un parcours cohérent peut associer médecin traitant, ORL si besoin, rééducation olfactive, conseils d’hygiène de vie, et accompagnement ostéopathique lorsque le bilan le justifie.
Perte d’odorat après Covid à Auray ou Vannes : comment s’orienter ?
Si votre perte d’odorat est récente, isolée et en amélioration, l’évolution peut simplement être surveillée. Si elle persiste, se déforme, gêne fortement l’alimentation ou s’accompagne d’autres symptômes, le premier réflexe reste l’avis médical.
Une consultation d’ostéopathie peut être envisagée en complément lorsque le cadre est sécurisé : tensions cervicales, gêne tête-cou, fatigue, respiration inconfortable, crispations de la mâchoire, ou besoin de faire le point sur le retentissement global de l’épisode infectieux.
Aux Ostéo du Golfe, à Auray et Vannes, notre rôle est de vous aider à comprendre ce qui peut être travaillé, ce qui doit être surveillé, et ce qui relève d’un autre professionnel. C’est moins spectaculaire qu’une promesse de guérison, mais nettement plus fiable. Et franchement, dans un sujet aussi sensible que l’odorat, c’est une bonne nouvelle.
