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Andrew Taylor Still (1828-1917) est considéré comme le fondateur de l’ostéopathie. Mais résumer son histoire à une « invention » survenue en 1874 donne une image trop simple d’un parcours qui s’est construit pendant plusieurs décennies.

Still exerce d’abord comme praticien dans l’Amérique du XIXe siècle, traverse la guerre de Sécession, connaît plusieurs drames familiaux et remet progressivement en cause une partie des traitements de son époque. Sa pratique évolue, tout comme les mots qu’il emploie pour la décrire. Le terme osteopathy, l’école de Kirksville et ses principaux ouvrages apparaissent bien après le tournant de 1874 qu’il choisira lui-même de retenir dans son autobiographie.

Comprendre Andrew Taylor Still suppose donc de distinguer les faits documentés, ce qu’il raconte rétrospectivement de sa propre vie et ce que les générations suivantes ont ensuite retenu, reformulé ou systématisé de sa pensée.

Andrew Taylor Still : les grandes étapes d’un parcours

Quelques dates permettent de comprendre que la pensée de Still s’est construite sur plusieurs décennies, et non en un seul moment.

  1. 1828 — Naissance en Virginie

    Andrew Taylor Still naît le 6 août 1828 dans le comté de Lee, en Virginie.

  2. 1861-1865 — Guerre de Sécession

    Still sert du côté de l’Union, notamment comme hospital steward, puis exerce des fonctions d’officier dans les milices du Kansas.

  3. 1864 — Plusieurs drames familiaux

    Plusieurs décès d’enfants dans sa famille marquent profondément Still et participent à son questionnement sur les traitements médicaux de son époque.

  4. 1874 — Un tournant que Still considérera comme fondateur

    Still situera rétrospectivement en 1874 une rupture décisive dans son parcours. La tradition ostéopathique retiendra ensuite cette année comme date symbolique de naissance de l’ostéopathie.

  5. 1891 — Première utilisation publique identifiée du terme « osteopathy »

    C’est au début de 1891 qu’apparaissent les premiers usages publics actuellement identifiés du mot osteopathy et de la désignation D.O. chez Still.

  6. 1892 — Fondation de l’American School of Osteopathy

    Still fonde à Kirksville l’école qui permet à son approche de passer d’une pratique personnelle à un enseignement organisé.

  7. 1897-1910 — Les principaux ouvrages de Still
    • 1897 : Autobiography of Andrew T. Still
    • 1899 : Philosophy of Osteopathy
    • 1902 : The Philosophy and Mechanical Principles of Osteopathy
    • 1910 : Osteopathy: Research and Practice
  8. 1917 — Mort d’Andrew Taylor Still

    Still meurt à Kirksville le 12 décembre 1917, à l’âge de 89 ans.

De la Virginie au Kansas : l’enfance d’Andrew Taylor Still

Andrew Taylor Still naît le 6 août 1828 dans le comté de Lee, en Virginie. Il est le troisième des neuf enfants d’Abram et Martha Still.

Son père, Abram Still, joue un rôle important dans son parcours. Prédicateur méthodiste itinérant, il exerce également la médecine. Au fil de ses affectations, la famille se déplace entre la Virginie, le Tennessee, le Missouri puis le Kansas.

Still grandit ainsi dans une Amérique où l’exercice médical ne ressemble pas encore au système que nous connaissons aujourd’hui. Les écoles de médecine existent, mais les parcours de formation restent très variables et l’apprentissage auprès d’un médecin expérimenté conserve une place importante, particulièrement dans les territoires de frontière.

C’est dans cet environnement familial et médical qu’Andrew Taylor Still commence à se familiariser avec la médecine et l’anatomie.

Quelle formation médicale Andrew Taylor Still avait-il réellement ?

La formation de Still est l’un des points de sa biographie qui demande le plus de nuance.

Il apprend notamment auprès de son père et étudie les textes médicaux disponibles à son époque. Il exerce ensuite comme médecin dans le contexte professionnel du Kansas du milieu du XIXe siècle. À cette période, l’absence de diplôme universitaire n’empêche pas nécessairement d’être reconnu comme médecin : les règles de formation et de licence sont encore très différentes de celles d’aujourd’hui.

Une fréquentation complémentaire d’une école médicale de Kansas City a été rapportée par plusieurs récits. L’établissement concerné et la date de cette éventuelle formation ne sont cependant pas établis avec suffisamment de certitude.

Surtout, aucun diplôme de Doctor of Medicine — MD — obtenu par Still n’est documenté dans les archives actuellement connues.

La conclusion historique n’est donc ni qu’il aurait suivi un cursus médical moderne parfaitement identifié, ni qu’il aurait été un praticien sans formation. Il s’est formé et a exercé selon des modalités compatibles avec son époque, mais son parcours ne peut pas être reconstruit comme celui d’un médecin diplômé d’aujourd’hui.

Repère documentaire : Norman Gevitz, « A Degree of Difference: The Origins of Osteopathy and First Use of the “DO” Designation ».

Une médecine en pleine transformation

Les critiques que Still formulera plus tard contre certains traitements prennent tout leur sens lorsqu’on les replace dans la médecine du XIXe siècle.

Les médecins disposent alors de moyens thérapeutiques bien plus limités qu’aujourd’hui. Certaines pratiques comme les saignées, les purgatifs ou différents produits contenant notamment du mercure restent employées, tandis que la compréhension des infections est encore profondément incomplète.

La période n’est cependant pas un désert médical. L’anesthésie se développe dès le milieu du siècle et sera largement utilisée pendant la guerre de Sécession. La chirurgie, l’organisation des soins et les connaissances médicales progressent également.

Still appartient donc à une génération confrontée à de véritables limites thérapeutiques, mais aussi à une médecine qui commence à connaître des transformations majeures.

Repère documentaire : U.S. National Library of Medicine, ressources historiques consacrées à la médecine de la guerre de Sécession.

Guerre de Sécession et drames familiaux

Lorsque la guerre de Sécession débute en 1861, Andrew Taylor Still sert du côté de l’Union.

Les archives documentent notamment son service comme hospital steward au sein du 9th Kansas Cavalry, fonction liée au service de santé militaire. Il occupe ensuite également des fonctions d’officier dans les milices du Kansas, comme capitaine puis major.

Cette expérience le confronte directement aux blessures, aux maladies et aux limites des soins disponibles. Il est néanmoins plus exact de décrire ses fonctions réellement documentées que de le présenter simplement comme « chirurgien militaire », titre qui donnerait une image trop moderne et trop précise de son statut.

L’année 1864 est également marquée par une série de drames familiaux. Deux de ses enfants et un enfant adopté meurent lors d’une épidémie de méningite spinale. Peu après, une autre enfant de la famille meurt d’une pneumonie. Still avait déjà perdu sa première épouse quelques années auparavant.

Ces événements participent manifestement à son insatisfaction croissante envers les traitements qu’il connaît. Mais les présenter comme la cause unique et immédiate de la création de l’ostéopathie serait réducteur. Les années qui suivent montrent au contraire un cheminement progressif.

Repère documentaire : Museum of Osteopathic Medicine, A.T. Still University.

Comment la pensée de Still s’est-elle construite ?

L’ostéopathie ne semble pas apparaître comme un système entièrement constitué à un instant précis.

Au cours des années qui suivent la guerre, la manière dont Still pratique et se présente évolue. Une annonce de 1875 le décrit encore comme magnetic healer. Dans les années 1880, certains témoignages associent encore sa pratique au bone-setting, un ensemble de pratiques manuelles centrées notamment sur les articulations et le système musculosquelettique.

Ces étapes ne signifient pas que l’ostéopathie se réduise au magnétisme ou au bone-setting. Elles montrent surtout que Still explore, transforme et assemble progressivement différentes idées avant de donner une identité propre à sa pratique.

Au fil de ce cheminement, l’anatomie prend une place centrale. Still s’intéresse aux relations entre les différentes parties du corps, au mouvement, à la mécanique corporelle, à la circulation et aux capacités propres de l’organisme. Parallèlement, sa critique des traitements médicamenteux employés à son époque devient de plus en plus radicale.

Ce parcours progressif est essentiel pour comprendre Still : sa pensée ne naît pas complète en une journée et continue d’évoluer longtemps après les années 1870.

Repère documentaire : travaux historiques de Norman Gevitz sur l’évolution de la pratique de Still.

1874 : que signifie réellement cette date fondatrice ?

Le 22 juin 1874 occupe une place particulière dans l’histoire de l’ostéopathie.

La tradition ostéopathique retiendra 1874 comme la date symbolique de naissance de la discipline.

Cette date reste donc essentielle, mais pour une raison précise : elle correspond au moment que Still choisira rétrospectivement pour raconter une rupture décisive dans sa manière de concevoir la médecine et sa propre pratique. Les années suivantes seront encore nécessaires pour développer, nommer, enseigner puis institutionnaliser son approche.

Repères documentaires : autobiographie d’Andrew Taylor Still et travaux historiographiques de Norman Gevitz.

Que raconte réellement Still à propos des « 17 cas » ?

Un épisode de son autobiographie a souvent été transformé au fil des récits.

Still raconte avoir rencontré un enfant atteint de ce qu’il appelle « flux », terme historique associé à des troubles diarrhéiques ou dysentériques. Il rapporte ensuite avoir pris en charge, selon son propre souvenir, dix-sept cas sévères similaires et affirme qu’ils auraient récupéré sans médicaments.

Cet épisode appartient à son récit autobiographique. Il aide à comprendre comment Still présente la naissance de ses convictions, mais il ne constitue pas une série clinique indépendante démontrant dix-sept guérisons.

Surtout, le texte de Still ne décrit pas ici dix-sept enfants atteints de diphtérie. Cette version, parfois répétée ultérieurement, ne correspond pas à son propre récit.

Repère documentaire : Andrew Taylor Still, Autobiography, édition révisée de 1908.

Quand le mot « osteopathy » apparaît-il ?

La date exacte à laquelle Still crée personnellement le mot osteopathy reste inconnue.

Différents témoignages postérieurs proposent des dates au cours des années 1880, mais ils se contredisent. En 1887, sa pratique est encore décrite par un témoin comme une forme de bone-setting et un autre témoignage indique qu’en 1890 elle n’aurait toujours pas reçu de nom spécifique.

La première utilisation publique aujourd’hui identifiée apparaît au début de 1891. Le 1er janvier, Still prononce une adresse destinée à ses élèves ; le texte, publié quelques jours plus tard, utilise le terme osteopathy et la désignation « D.O. ».

Cette date ne doit pas être confondue avec la naissance de ses idées : elle constitue simplement le premier usage public actuellement documenté du nom.

L’étymologie demande la même prudence. Présenter « ostéopathie » comme signifiant littéralement « le chemin de l’os » est trompeur. Dans un récit rapportant l’explication de Still, celui-ci dit avoir rapproché « os », au sens d’os, et pathology pour former le mot osteopathy.

Still ayant livré plusieurs récits sur la naissance de ce terme, cette explication doit être comprise comme son propre récit de dénomination plutôt que comme une étymologie linguistique incontestable.

Repère documentaire : Norman Gevitz, travaux sur l’origine du terme osteopathy et le premier usage public de la désignation D.O.

1892 : de la pratique personnelle à une école

La création de l’American School of Osteopathy à Kirksville en 1892 transforme profondément la portée du travail de Still.

Avant cette institution, il enseigne déjà à ses fils et à quelques apprentis. Avec l’école, son approche commence à être transmise dans un cadre organisé à un nombre croissant d’étudiants.

L’enseignement initial reste très différent d’un cursus médical contemporain. Il s’enrichit cependant rapidement et l’école elle-même évolue au cours des années suivantes.

Cette étape est fondamentale dans l’histoire de Still. Une démarche jusque-là très liée à son fondateur devient transmissible à d’autres praticiens, qui pourront à leur tour l’enseigner, la discuter et la transformer.

Les archives de l’American School of Osteopathy permettent aujourd’hui de suivre une partie de cette institutionnalisation : documents administratifs, dossiers pédagogiques, listes de diplômés et correspondances constituent un ensemble précieux pour distinguer l’histoire documentée des récits ultérieurs.

Repères documentaires : A.T. Still Papers et archives de l’American School of Osteopathy.

Quels livres Andrew Taylor Still a-t-il écrits ?

À partir de la fin des années 1890, plusieurs ouvrages permettent d’accéder directement à la pensée de Still.

Ces ouvrages sont particulièrement importants parce qu’ils évitent de réduire Still à quelques citations devenues célèbres. Lus dans leur ordre chronologique, ils montrent une pensée qui continue à évoluer et à être reformulée.

Quelles idées Still défendait-il réellement ?

Plutôt que de chercher chez Still une liste figée de principes, ses livres font apparaître plusieurs thèmes récurrents.

Anatomie, mouvement et mécanique corporelle

L’anatomie constitue l’un des piliers de son raisonnement.

Still considère que le praticien doit connaître précisément l’organisation du corps et comprendre les rapports entre ses différentes structures. Le mouvement, la mobilité et les représentations mécaniques occupent également une place importante dans sa conception.

Ces modèles doivent être replacés dans les connaissances du XIXe siècle. Ils n’équivalent pas automatiquement aux explications biomécaniques actuelles, mais ils permettent de comprendre l’importance durable de l’anatomie et de l’examen manuel dans la tradition ostéopathique.

Circulation et « règle de l’artère »

Still accorde également une place majeure à la circulation sanguine.

Une formule devenue très célèbre dans la profession affirme que « la règle de l’artère est suprême » et lui est fréquemment attribuée.

La formule exacte n’a pourtant pas été retrouvée dans ses écrits. Still emploie des formulations proches et insiste clairement sur l’importance de la circulation, mais l’aphorisme aujourd’hui couramment répété constitue une reformulation ultérieure.

La distinction est importante : l’idée est bien présente chez Still, sans que chaque citation transmise par la tradition soit nécessairement authentique mot pour mot.

Repère documentaire : Felix J. Rogers, étude consacrée à l’aphorisme de la « règle de l’artère » attribué à Still.

La « Nature » et les capacités propres de l’organisme

Still accorde une grande confiance à ce qu’il désigne fréquemment comme la « Nature ».

Il considère que l’organisme possède des capacités propres de fonctionnement et de récupération, et que l’intervention du praticien doit notamment rechercher des conditions favorables à leur expression.

Ces idées participeront plus tard à l’histoire de notions formulées comme l’autorégulation ou l’auto-guérison. Il serait cependant anachronique de lui attribuer directement le vocabulaire ou les modèles scientifiques employés aujourd’hui.

Une opposition radicale aux médicaments de son époque

Still devient très critique envers une grande partie des médicaments et traitements qu’il a connus.

Cette position appartient pleinement à sa pensée historique. Elle doit être comprise dans le contexte thérapeutique du XIXe siècle et des expériences personnelles qui ont contribué à son insatisfaction envers la médecine de son temps.

Elle ne constitue pas une recommandation contemporaine d’éviter les médicaments ni d’interrompre un traitement prescrit. La médecine et la pharmacologie ont profondément évolué depuis la période où Still écrivait.

Les « principes de l’ostéopathie » ont été formalisés après Still

Les thèmes présents dans les ouvrages de Still seront progressivement repris et organisés par les générations suivantes.

L’unité du corps, les relations entre structure et fonction ou les capacités propres de l’organisme trouvent bien des racines dans sa pensée. Mais la présentation moderne de l’ostéopathie sous la forme d’un ensemble clair de principes ne vient pas d’une liste que Still aurait lui-même rédigée.

Une première tentative collective de synthèse de sa pensée apparaît en 1922. En 1953, un comité du Kirksville College of Osteopathy and Surgery reformule cet héritage en quatre principes généraux, plusieurs décennies après la mort de Still. Ces formulations continueront ensuite à évoluer.

Repère documentaire : travaux historiques consacrés à la formalisation ultérieure des principes de l’ostéopathie.

Littlejohn, Sutherland et les prolongements de l’œuvre de Still

La création d’une école signifie aussi que l’ostéopathie cesse progressivement d’être uniquement « l’ostéopathie de Still ».

Les praticiens formés à Kirksville reprennent ses idées, mais ils les développent également dans des directions nouvelles.

John Martin Littlejohn joue un rôle majeur dans cette diffusion. Ancien élève de Still, il contribue ensuite au développement de l’ostéopathie au Royaume-Uni et fonde en 1917 la British School of Osteopathy.

William Garner Sutherland, lui aussi formé dans l’environnement de l’American School of Osteopathy, développera plus tard une réflexion spécifique autour du crâne qui deviendra un courant particulier de l’histoire ostéopathique.

Ces développements ne doivent pas être projetés rétrospectivement sur Still. Ils montrent au contraire qu’une discipline transmise commence nécessairement à évoluer au-delà de son fondateur.

Les dernières années de Still et son héritage

À la fin de sa vie, Andrew Taylor Still peut déjà voir son projet dépasser largement sa pratique personnelle.

L’école de Kirksville s’est développée, plusieurs générations de praticiens ont été formées et l’ostéopathie commence à circuler hors des États-Unis. Still continue parallèlement à publier et à défendre les conceptions qu’il a progressivement élaborées.

Il meurt à Kirksville le 12 décembre 1917, à l’âge de 89 ans.

Son héritage est d’abord institutionnel. L’American School of Osteopathy est à l’origine d’un système américain de formation qui continuera à évoluer profondément après sa mort. Au Royaume-Uni, Littlejohn participe à l’installation durable de l’ostéopathie britannique. D’autres développements contribueront ensuite à sa diffusion en Europe.

Mais l’héritage de Still est aussi intellectuel. Son insistance sur l’anatomie, le mouvement, l’examen manuel, les relations entre différentes régions du corps et la nécessité de considérer le patient au-delà d’une zone isolée continue d’occuper une place importante dans la culture ostéopathique.

Cela ne signifie pas que toutes les explications physiologiques qu’il proposait au XIXe siècle restent valides aujourd’hui.

Une profession peut conserver une histoire, des questions et certains principes de raisonnement tout en faisant évoluer ses modèles avec les connaissances disponibles. C’est précisément ce qui distingue un héritage vivant d’une reproduction littérale de la doctrine de son fondateur.

Conclusion

Andrew Taylor Still reste la figure fondatrice de l’ostéopathie, mais son importance historique apparaît plus clairement lorsque son parcours n’est pas réduit à une légende.

Il se forme et exerce dans la médecine américaine du XIXe siècle, traverse la guerre de Sécession, connaît des pertes familiales majeures et développe progressivement une profonde critique de certains traitements de son époque. Sa propre pratique évolue ensuite pendant des années avant d’être nommée, enseignée puis institutionnalisée.

1874 demeure le tournant qu’il choisira lui-même de retenir et que la tradition ostéopathique adoptera comme date fondatrice. Mais l’apparition publique du mot osteopathy, la création de l’American School of Osteopathy en 1892 et ses publications successives montrent que sa pensée continue à se construire bien après cette date.

Ses successeurs la transformeront à leur tour. Des idées seront systématisées, de nouveaux courants apparaîtront et certains modèles évolueront avec les connaissances.

Reconnaître cette histoire ne diminue pas le rôle de Still. Cela permet au contraire de mieux mesurer son apport : avoir fait passer une démarche personnelle, encore en construction, vers une école, un enseignement et une profession capable de continuer à évoluer après lui.

Sources et références - Les Ostéo du Golfe

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