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Article mis à jour le : 27/08/2026

Quand on pense à l’ostéopathie, on imagine souvent des manipulations, un dos que l’on « remet en place » ou une articulation qui craque. Pourtant, cette image décrit mal ce qui se passe réellement pendant une consultation.

Aux Ostéo du Golfe, les mains et les techniques sont importantes, mais elles viennent après une étape essentielle : comprendre comment la personne bouge, fonctionne et s’adapte.

La douleur compte. Nous cherchons à savoir où elle se situe, comment elle évolue et ce qu’elle change dans le quotidien. Mais elle n’est pas notre seul repère.

Notre examen s’intéresse particulièrement à la mobilité, à la fonction et aux capacités d’adaptation : quels mouvements ont changé ? Quelles régions semblent avoir perdu une mobilité utile ? Certaines mobilités sont-elles au contraire difficiles à contrôler ? Quelles adaptations apparaissent ? Quelles relations fonctionnelles peuvent être pertinentes ?

L’objectif n’est pas de remettre le corps dans une position parfaite. Lorsque l’ostéopathie est adaptée à la situation, nous cherchons plutôt à restaurer ou améliorer des possibilités de mouvement et de fonction utiles à la personne, avec davantage de confort lorsque cela est possible.

Cette façon de travailler explique aussi ce que nous entendons par une approche globale ou holistique : ne pas isoler artificiellement la zone douloureuse du reste du fonctionnement de la personne, sans pour autant prétendre que « tout est lié à tout ».

Qu’est-ce que l’ostéopathie aujourd’hui ?

En France, le décret n° 2007-435 du 25 mars 2007 relatif aux actes et aux conditions d’exercice de l’ostéopathie définit les actes ostéopathiques dans le champ des troubles fonctionnels et prévoit l’utilisation de manipulations et de mobilisations manuelles. Il impose également l’orientation vers un médecin lorsqu’un diagnostic ou un traitement médical est nécessaire ou lorsque la situation dépasse le champ de compétence de l’ostéopathe.

Mais l’ostéopathie ne se définit pas seulement par la liste des gestes qu’un praticien est autorisé à réaliser.

Il existe différentes sensibilités et différentes façons de la pratiquer. Aux Ostéo du Golfe, nous accordons une place centrale au raisonnement clinique, à la mobilité, à la fonction et aux capacités d’adaptation.

La consultation ne consiste donc pas à chercher mécaniquement « l’endroit à manipuler ». Elle consiste à recueillir des informations, vérifier que l’ostéopathie est appropriée, examiner la personne, construire des hypothèses de travail, choisir une intervention adaptée puis en réévaluer l’intérêt.

Le référentiel professionnel RNCP42156 « Ostéopathe » de France Compétences décrit notamment le recueil d’informations, le diagnostic d’opportunité, l’évaluation fonctionnelle, l’élaboration d’un projet d’intervention, sa mise en œuvre et son suivi.

Que fait concrètement un ostéopathe ?

Une consultation commence par comprendre ce qui amène la personne et ce qu’elle souhaite retrouver.

L’ostéopathe s’intéresse au motif, à son histoire, à son évolution, aux circonstances d’apparition, aux activités concernées et aux éventuels symptômes associés.

Il vérifie également que la situation semble compatible avec une prise en charge ostéopathique et qu’elle ne nécessite pas en priorité un avis ou un traitement médical.

Vient ensuite l’examen fonctionnel et manuel.

Selon le motif, l’ostéopathe peut observer certains mouvements, comparer différentes positions, apprécier des amplitudes, examiner plusieurs régions du corps et recueillir des informations par la palpation.

L’objectif n’est pas d’accumuler des anomalies. Il est de comprendre quels éléments peuvent être réellement pertinents pour la fonction étudiée.

L’ostéopathe construit alors des hypothèses de travail. Il choisit éventuellement une intervention manuelle, l’adapte à la personne puis réévalue son intérêt.

Cette réévaluation permet notamment de se demander si le mouvement, la mobilité, la gêne ou la tâche étudiée ont changé et si l’hypothèse de départ reste pertinente.

Une consultation suit généralement cette logique

  1. Comprendre le motif et les objectifs : préciser ce qui a changé, ce qui gêne la personne et ce qu’elle souhaite retrouver.
  2. Vérifier que la prise en charge est adaptée : déterminer si l’ostéopathie paraît appropriée ou si un autre avis doit intervenir en priorité.
  3. Examiner la mobilité et la fonction : observer les mouvements, les mobilités, les adaptations et les régions réellement pertinentes pour la situation.
  4. Construire des hypothèses de travail : mettre les informations en relation sans réduire le problème à un unique « blocage » ou à une cause supposée d’avance.
  5. Choisir et adapter l’intervention : intervenir manuellement lorsque cela paraît pertinent ou reconnaître lorsqu’une autre stratégie est préférable.
  6. Réévaluer : observer ce qui a changé et décider de la suite la plus adaptée.

Cette succession — comprendre, vérifier, examiner, construire des hypothèses, intervenir et réévaluer — représente mieux le travail de l’ostéopathe qu’une simple succession de manipulations.

Que recherche l’ostéopathe pendant son examen ?

Aux Ostéo du Golfe, nous accordons une attention particulière à la manière dont le corps bouge et s’adapte.

Une perte de mobilité peut notamment attirer notre attention lorsqu’elle paraît pertinente pour la situation.

Une personne peut remarquer qu’elle tourne moins facilement la tête, se penche moins confortablement, perd une amplitude utile, change sa façon de marcher ou éprouve davantage de difficultés dans un geste professionnel ou sportif.

Nous cherchons alors à comprendre cette modification : où apparaît-elle ? Dans quels mouvements ? Avec quelles autres adaptations ? Quelles régions participent à la fonction étudiée ?

La douleur reste importante, mais notre raisonnement ne se limite donc pas à demander « où avez-vous mal ? ».

Nous cherchons également à comprendre :

Toutes les situations ne correspondent cependant pas à un manque de mobilité.

Une articulation ou une région peut posséder une amplitude importante tout en étant difficile à contrôler dans certaines tâches. Dans ce cas, chercher encore davantage de mobilité peut être inutile.

L’enjeu peut plutôt devenir le contrôle du mouvement, la stabilité, la force ou la capacité à supporter progressivement une contrainte. Lorsqu’un travail actif de ce type est nécessaire, la kinésithérapie peut prendre une place particulièrement importante.

Le bilan ostéopathique sert donc aussi à distinguer ce qui peut bénéficier d’un travail manuel de ce qui demande une autre stratégie.

Mobilité et fonction : retrouver des possibilités utiles

La mobilité occupe une place centrale dans notre pratique.

Mais rechercher de la mobilité ne signifie pas essayer de rendre tout le monde aussi souple que possible.

Une articulation n’a pas besoin de posséder l’amplitude maximale imaginable. Un corps n’a pas besoin d’être parfaitement symétrique. Et deux personnes n’ont pas forcément besoin des mêmes mouvements.

Ce qui nous intéresse surtout est la mobilité utile : celle dont la personne a réellement besoin pour sa vie quotidienne, professionnelle ou sportive.

La fonction pose donc une question très concrète : qu’avez-vous besoin de pouvoir faire ?

Une amplitude légèrement différente entre deux côtés peut être parfaitement compatible avec une vie sans gêne. À l’inverse, une limitation relativement discrète peut devenir importante si elle concerne précisément un mouvement indispensable à la personne.

L’objectif n’est donc pas de faire correspondre chaque patient à un modèle idéal. Il est de comprendre quelles possibilités lui sont réellement utiles et lesquelles peuvent être travaillées de façon pertinente.

Une restriction de mobilité est-elle forcément la cause d’une douleur ?

Non. Mais l’absence de douleur ne signifie pas non plus que la mobilité et la fonction sont nécessairement inchangées.

On n’a pas forcément mal partout où le corps bouge moins bien.

Une région peut perdre une partie de sa mobilité tandis que la personne continue à fonctionner sans douleur importante. Le corps dispose de nombreuses possibilités d’adaptation : il peut modifier un geste, répartir différemment le mouvement entre plusieurs articulations ou faire davantage participer certaines régions à une tâche.

Cela ne signifie pas qu’une perte de mobilité est sans intérêt tant qu’elle ne fait pas mal.

Lorsqu’une possibilité de mouvement diminue, d’autres régions peuvent modifier leur participation pour permettre à la personne de continuer à marcher, se pencher, tourner, porter ou pratiquer une activité.

Ces adaptations peuvent rester bien tolérées et ne jamais devenir douloureuses. Dans d’autres situations, certaines contraintes peuvent progressivement devenir moins bien tolérées, une fonction peut devenir moins confortable ou des symptômes peuvent apparaître.

La douleur représente alors une information supplémentaire sur la manière dont la personne tolère la situation, mais elle ne permet pas à elle seule de conclure qu’une restriction particulière en est la cause.

C’est pourquoi nous ne raisonnons pas selon une équation simple : « perte de mobilité = douleur ».

Nous cherchons plutôt à comprendre :

Une restriction devient donc particulièrement intéressante lorsqu’elle s’intègre à un ensemble cohérent d’observations et qu’elle aide à comprendre le fonctionnement de la personne.

C’est également pour cela que nous réévaluons.

Si une mobilité change mais que la fonction qui nous intéressait reste identique, nous devons pouvoir revoir notre hypothèse plutôt que considérer que nous avons nécessairement trouvé « la cause ».

Que signifie vraiment une approche globale ou holistique ?

Le terme « holistique » est depuis longtemps associé à l’ostéopathie. Employé sans explication, il peut toutefois devenir très vague.

Pour nous, l’approche globale possède un sens concret : une région du corps ne fonctionne pas isolément des autres, et il peut être pertinent d’examiner comment différentes régions participent ensemble à un mouvement ou s’adaptent les unes aux autres.

Des adaptations qui peuvent se faire dans plusieurs directions

Marcher, courir, se pencher, tourner la tête, porter ou lancer nécessitent la participation coordonnée de nombreuses articulations et régions du corps.

Lorsqu’une partie de cet ensemble fonctionne différemment, la manière dont d’autres régions participent au mouvement peut également se modifier.

Dans notre raisonnement clinique, nous pouvons ainsi décrire des chaînes d’adaptation fonctionnelle :

Ces termes décrivent une manière d’explorer les relations entre différentes régions. Ils ne signifient pas qu’une chaîne identique existe chez tout le monde.

Quelques exemples de relations fonctionnelles possibles

À partir du pied : une caractéristique particulière de l’appui ou du mouvement du pied peut, chez certaines personnes et dans certaines tâches, s’accompagner de modifications dans la participation du genou, de la hanche ou du bassin.

Cela peut justifier que nous examinions ces différentes régions.

À partir du genou : une limitation ou une difficulté fonctionnelle du genou peut s’accompagner d’une modification des appuis, de la participation de la hanche ou de certains mouvements du bassin et du tronc.

Nous pouvons alors élargir l’examen pour comprendre comment la personne réalise la tâche dans son ensemble.

À partir de la hanche ou du bassin : une modification de mobilité ou de contrôle au niveau de la hanche ou du bassin peut être associée à une participation différente du genou, du pied ou de la région lombaire.

Dans tous ces exemples, la relation observée constitue un point de départ pour le raisonnement, pas une conclusion.

Un pied plat ne provoque pas systématiquement une dysfonction du genou ou de la hanche. Une difficulté du genou ne provoque pas automatiquement une lombalgie. Et observer une adaptation à distance ne démontre pas que cette adaptation est responsable du symptôme.

C’est ce qui permet d’avoir une approche réellement globale sans tomber dans l’idée simpliste que « tout est lié à tout ».

Prendre en compte la personne, pas seulement son anatomie

Cette globalité ne s’arrête pas aux relations entre différentes parties du corps.

Une personne travaille, dort, pratique ou non une activité physique, subit certaines contraintes, récupère plus ou moins bien, possède des antécédents, des habitudes et des objectifs particuliers.

Le stress, le contexte psychologique, l’environnement social ou professionnel peuvent également devenir pertinents dans certaines situations.

Cela ne signifie pas que chacun de ces éléments devient automatiquement « la cause » du problème.

Cela signifie que nous cherchons à comprendre la personne qui présente le problème, et pas uniquement l’articulation ou la zone qui fait mal.

L’ostéopathe n’a pas pour autant vocation à devenir spécialiste de tous ces domaines.

Une approche réellement globale implique au contraire de reconnaître lorsqu’une partie du problème nécessite une autre compétence et d’aider la personne à s’orienter correctement.

L’ostéopathe remet-il quelque chose « en place » ?

Lorsque nous parlons de restaurer ou d’améliorer une mobilité, nous parlons donc de fonction et de mouvement, pas d’un repositionnement anatomique.

Une technique manuelle peut chercher à mobiliser une région, modifier une sensation, permettre un mouvement plus confortable ou tester la pertinence d’une hypothèse fonctionnelle.

Elle ne vise pas à reconstruire un alignement parfait.

Nous avons tous des asymétries, des habitudes et des dominances. Certaines peuvent être intéressantes lorsqu’elles correspondent au problème étudié ; elles ne constituent pas automatiquement des anomalies qu’il faudrait corriger.

Et lorsqu’une articulation émet un craquement pendant une manipulation, le bruit ne signifie pas davantage qu’un os vient d’être replacé. Nous expliquons plus précisément ce que signifie réellement le craquement d’une articulation.

Que peut percevoir l’ostéopathe avec ses mains ?

Les mains occupent évidemment une place importante en ostéopathie.

Elles permettent notamment d’examiner un mouvement, d’apprécier la réponse d’une région à une mobilisation ou à une pression et de recueillir différentes informations sur les tissus.

Mais la palpation n’est pas un scanner.

Une région ressentie comme plus résistante, plus sensible ou moins mobile peut nourrir une hypothèse de travail. Elle ne permet pas, à elle seule, d’affirmer avec certitude qu’une lésion précise ou une « adhérence » constitue la cause du problème.

Le toucher prend son sens lorsqu’il est mis en relation avec le motif, les mouvements, la fonction et les autres informations de l’examen.

Les mains apportent donc des informations au raisonnement clinique ; elles ne remplacent pas ce raisonnement.

Sur quoi peut travailler un ostéopathe ?

Selon le motif et l’examen, le travail manuel peut concerner des articulations, des muscles, des tissus myofasciaux ou différentes régions corporelles impliquées dans le mouvement et la fonction étudiés.

Une région éloignée de l’endroit douloureux peut être examinée lorsqu’il existe une raison fonctionnelle de s’y intéresser.

Cette relation reste une hypothèse à confronter au reste du bilan et à la réévaluation, et non une « cause profonde » affirmée d’avance.

L’ostéopathie comprend également différentes familles de techniques et différents courants de pratique. Certains travaillent davantage les articulations ou les tissus musculo-squelettiques ; d’autres utilisent notamment des approches dites fonctionnelles, viscérales ou crâniennes.

Ces pratiques possèdent leurs propres histoires, modèles et limites. Elles méritent d’être expliquées dans des contenus spécifiques plutôt que résumées ici comme si tous leurs mécanismes étaient établis de la même manière.

Faut-il attendre d’avoir mal pour consulter un ostéopathe ?

Dans l’idéal, non — lorsqu’un changement réel de mobilité, de fonction ou de confort est déjà perceptible.

La douleur est souvent le signal qui pousse finalement à consulter, mais elle n’est pas nécessairement le premier changement que l’on peut remarquer.

Avant d’avoir franchement mal, une personne peut déjà constater :

Ces modifications peuvent déjà être intéressantes à comprendre.

C’est dans ce sens précis que notre pratique peut avoir une dimension préventive sur le plan fonctionnel : ne pas considérer la douleur comme le seul signal digne d’attention et pouvoir s’intéresser à une modification réelle de mobilité ou de fonction avant qu’une douleur importante ne devienne le motif principal.

Une différence isolée, sans gêne, sans évolution particulière et sans enjeu fonctionnel pour la personne n’est donc pas automatiquement un problème à traiter.

La douleur n’a pas besoin d’être le premier signal pour que l’on commence à s’intéresser à son fonctionnement.

Que peut-on raisonnablement attendre de l’ostéopathie ?

L’ostéopathie peut avoir une place dans la prise en charge de certaines douleurs et gênes fonctionnelles, notamment musculo-squelettiques.

Selon la situation, une intervention manuelle peut chercher à améliorer une mobilité pertinente, diminuer une gêne, rendre certains mouvements plus confortables ou faciliter la reprise d’une activité.

Mais le résultat dépend du problème rencontré, de son évolution, des capacités de la personne et des autres prises en charge qui peuvent être nécessaires.

C’est pourquoi nous préférons raisonner à partir d’objectifs fonctionnels plutôt qu’à partir d’une longue liste de maladies que l’ostéopathie serait supposée « traiter ».

Les questions réellement utiles sont plutôt :

Ostéopathie, kinésithérapie et autres professionnels : des compétences complémentaires

La mobilité, le mouvement et la fonction ne sont pas l’apanage d’une seule profession.

L’article L4321-1 du Code de la santé publique inscrit notamment le mouvement, la motricité et les capacités fonctionnelles dans le champ de la masso-kinésithérapie.

Il serait donc caricatural de présenter l’ostéopathe comme celui qui s’occuperait du corps globalement et le kinésithérapeute comme celui qui ne travaillerait que localement.

Deux approches qui peuvent se compléter

En ostéopathie : nous pouvons notamment nous appuyer sur l’examen fonctionnel et manuel, l’évaluation de certaines mobilités, la construction d’hypothèses, le choix d’une intervention manuelle et sa réévaluation.

En kinésithérapie : lorsqu’une personne a surtout besoin de rééducation, d’exercices thérapeutiques, de renforcement, de contrôle d’une mobilité importante, de progression de charge ou de récupération durable de ses capacités, un suivi kinésithérapique peut prendre une place essentielle.

Les deux approches peuvent être utilisées séparément, en parallèle ou successivement selon la situation.

Il n’existe pas de règle universelle imposant de « débloquer chez l’ostéopathe avant de renforcer chez le kinésithérapeute ».

Une approche globale, c’est aussi savoir orienter

La qualité d’un bilan ostéopathique ne se mesure pas uniquement à ce que l’ostéopathe réalise lui-même.

Elle dépend également de sa capacité à reconnaître ce dont la personne a besoin.

Parfois, l’examen permet d’identifier une place claire pour une intervention ostéopathique.

Parfois, une rééducation ou un travail actif doivent être associés.

Une problématique d’appui ou de fonction du pied peut justifier un bilan podologique lorsqu’il apporte une compétence pertinente.

Une situation peut nécessiter un diagnostic ou un traitement médical.

Des difficultés psychologiques ou sociales peuvent également nécessiter leur propre accompagnement lorsqu’elles prennent une place importante dans la situation de la personne.

D’autres professionnels peuvent naturellement intervenir selon les besoins.

L’approche globale ne signifie donc pas que l’ostéopathe prétend pouvoir tout prendre en charge. Elle signifie aussi savoir reconnaître ce qui ne relève pas de lui.

Un bon bilan doit donc pouvoir aboutir à une intervention ostéopathique, à une prise en charge complémentaire ou à une orientation lorsque celle-ci est plus pertinente.

En résumé

L’ostéopathie telle que nous la pratiquons aux Ostéo du Golfe ne consiste ni à remettre des os « en place », ni à poursuivre uniquement l’endroit douloureux, ni à appliquer une succession de techniques.

Elle consiste d’abord à comprendre comment la personne bouge, fonctionne et s’adapte.

La mobilité occupe une place centrale dans cette analyse, en particulier lorsqu’une possibilité de mouvement utile a été perdue. Mais davantage de mobilité n’est pas toujours la réponse : certaines situations nécessitent surtout du contrôle, de la force, de la stabilité ou une autre forme de prise en charge.

Une perte de mobilité peut être présente sans provoquer immédiatement de douleur. Le corps peut alors s’adapter en modifiant la participation d’autres régions au mouvement. Ces adaptations peuvent rester bien tolérées ou, selon la personne et les contraintes rencontrées, s’accompagner d’une fonction moins confortable ou de symptômes.

Une restriction n’est cependant pas automatiquement la cause d’une douleur. Une asymétrie n’est pas automatiquement un problème. Une région située à distance peut être pertinente sans constituer une « cause cachée ».

C’est pourquoi notre raisonnement repose sur des relations fonctionnelles possibles et des hypothèses que nous cherchons à confronter à l’examen et à la réévaluation.

Il n’est pas non plus nécessaire d’attendre systématiquement l’apparition d’une douleur importante lorsqu’une véritable modification de mobilité, de fonction ou de confort est déjà ressentie. Cela permet d’aborder une dimension préventive fonctionnelle sans prétendre prédire ni empêcher toutes les douleurs futures.

Enfin, une approche globale ne consiste pas à vouloir tout traiter soi-même. Elle consiste aussi à comprendre suffisamment la situation pour reconnaître lorsqu’un médecin, un kinésithérapeute, un podologue, un professionnel de l’accompagnement psychologique ou une autre compétence peut utilement participer au parcours de la personne.

Les auteurs de l'article - Les Ostéo du Golfe

Les Auteurs : L'équipe Les Ostéo du Golfe

L’équipe des Ostéo du Golfe réunit des ostéopathes exerçant à Auray et Vannes, avec une approche centrée sur l’écoute, l’examen clinique et l’accompagnement adapté à chaque patient.

Le cabinet propose des consultations au cabinet, mais aussi des consultations à domicile et des interventions en entreprise, selon les besoins, le contexte et les possibilités d’organisation.

Les articles du blog sont rédigés dans l’esprit du cabinet : aider les patients à mieux comprendre leurs douleurs, leurs gênes fonctionnelles et les situations dans lesquelles il peut être utile de consulter. Ils s’appuient sur une lecture prudente des connaissances disponibles, sur l’expérience clinique de Vadim, Victoire et Thibault, et sur une attention constante aux signes nécessitant un avis médical.

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FAQ

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Quand un ostéopathe doit-il orienter vers un médecin ou un autre professionnel ?

Un ostéopathe doit orienter vers un médecin lorsqu’un diagnostic ou un traitement médical est nécessaire, lorsque la situation dépasse son champ d’intervention ou lorsque l’évolution des symptômes justifie une évaluation médicale, notamment s’ils persistent ou s’aggravent.

L’orientation peut aussi concerner un autre professionnel lorsque le besoin principal relève d’une compétence complémentaire : par exemple une rééducation, des exercices thérapeutiques, un renforcement ou une progression des capacités en kinésithérapie, un bilan podologique lorsqu’il est pertinent, ou une autre prise en charge adaptée à la situation.

Orienter ne signifie pas que l’ostéopathie est systématiquement exclue. Selon le problème, elle peut rester la prise en charge principale d’une plainte fonctionnelle compatible, être associée à un autre suivi, intervenir secondairement ou être différée lorsque l’autre prise en charge doit passer en priorité. Savoir reconnaître ces situations fait partie du raisonnement clinique de l’ostéopathe.

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Le blog des Ostéo du Golfe rassemble des articles consacrés à l’ostéopathie, à la santé, au mouvement, à l’activité physique et aux différents facteurs qui peuvent influencer notre bien-être et nos parcours de vie.

Il propose également des contenus plus larges pour mieux comprendre les liens entre la santé, les modes de vie, l’environnement et la société.

Ces contenus ont une vocation informative et pédagogique. Ils ne remplacent ni un diagnostic, ni un avis médical, ni un accompagnement professionnel adapté à chaque situation.

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