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Pourquoi une personne est-elle hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle ?

La réponse la mieux soutenue aujourd’hui est qu’il n’existe pas une cause unique connue. Les recherches montrent une contribution génétique réelle et apportent aussi des arguments en faveur de certaines influences biologiques prénatales ou développementales. En revanche, elles ne permettent pas de reconstituer une « recette » expliquant l’orientation d’une personne en particulier.

La science ne soutient donc ni l’idée d’un gène qui déterminerait à lui seul l’orientation sexuelle, ni celle d’une orientation simplement produite par l’éducation ou l’entourage. Elle ne montre pas non plus qu’une personne devienne homosexuelle, bisexuelle ou hétérosexuelle parce qu’elle fréquente certaines personnes, voit des couples de même sexe ou grandit dans un environnement où différentes orientations sont visibles.

Une orientation sexuelle ne « s’attrape » pas et ne se transmet pas par imitation ou par simple exposition. En revanche, une personne peut mettre du temps à reconnaître ses attirances, les cacher, les accepter, changer les mots qu’elle utilise pour se définir ou les exprimer différemment au cours de sa vie.

Une difficulté supplémentaire traverse toute cette recherche : les études ne mesurent pas toujours la même chose. Être attiré par quelqu’un, avoir eu une relation sexuelle avec cette personne et se définir comme hétérosexuel, homosexuel ou bisexuel sont des dimensions liées, mais différentes.

Pour comprendre les origines de l’orientation sexuelle, il faut donc distinguer ce qui est réellement établi, ce qui est seulement associé, ce qui reste hypothétique et ce que la science ne sait toujours pas expliquer.

Avant de chercher une cause, que mesure réellement la science ?

Dans le langage courant, « orientation sexuelle » semble désigner une seule caractéristique. En recherche, plusieurs dimensions peuvent être étudiées.

Les National Academies distinguent notamment l’attirance, le comportement sexuel et l’identité déclarée. Une même personne peut présenter une forte cohérence entre ces dimensions, mais elles ne sont pas pour autant interchangeables. National Academies, 2022.

Attirance, comportement, identité : trois dimensions différentes

Selon les études, les chercheurs ne mesurent pas toujours la même dimension de l’orientation sexuelle.

Attirance
Vers qui une personne se sent attirée.

Comportement sexuel
Avec qui une personne a ou a eu des relations sexuelles.

Identité déclarée
La manière dont une personne se définit, par exemple hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle.

Une étude peut donc demander par qui une personne se sent attirée, comment elle se définit ou avec qui elle a eu des relations sexuelles. Selon la question utilisée, le phénomène observé n’est pas exactement le même.

Cette distinction devient essentielle lorsqu’on interprète les grandes études génétiques. Le GWAS publié dans Science en 2019 portait sur 477 522 participants et étudiait principalement le fait d’avoir déjà eu ou non un partenaire sexuel du même sexe. Les auteurs parlaient donc de same-sex sexual behavior : un comportement déclaré, et non d’une mesure complète de « l’homosexualité » ou de l’ensemble de l’orientation sexuelle. Ganna et al., 2019.

Cette précision n’affaiblit pas les résultats. Elle évite simplement de leur faire dire davantage que ce qu’ils permettent réellement de conclure.

Que montrent réellement les recherches génétiques ?

Une contribution génétique à certaines dimensions de la sexualité est bien documentée.

Les études familiales et de jumeaux l’avaient déjà suggérée. Les grandes études génomiques ont ensuite montré une architecture beaucoup plus complexe que l’idée ancienne d’un hypothétique « gène de l’homosexualité ».

Dans le GWAS de 2019, plusieurs régions génétiques étaient associées au comportement sexuel avec une personne de même sexe. Mais les auteurs concluaient surtout que de très nombreuses variations génétiques sont impliquées, chacune ayant un effet individuel faible. Ces résultats ne permettent pas de prédire de manière pertinente le comportement sexuel d’une personne. Ganna et al., 2019.

Une revue publiée en 2025 confirme cette architecture polygénique : de nombreux variants communs semblent contribuer, avec des effets individuellement minuscules mais cumulés à l’échelle des populations étudiées. Là encore, la revue porte principalement sur le same-sex sexual behavior et non sur toutes les dimensions possibles de l’orientation sexuelle. Felesina & Zietsch, 2025.

Les résultats montrent également des différences partielles entre hommes et femmes. Une observation faite chez des hommes homosexuels ne peut donc pas être automatiquement généralisée aux femmes, aux personnes bisexuelles ou à toutes les populations humaines. Ganna et al., 2019.

Pourquoi l’héritabilité ne signifie-t-elle pas « X % génétique » ?

Le terme « héritabilité » est l’une des principales sources de malentendus.

En génétique, l’héritabilité décrit la part des différences observées entre les personnes d’une population qui est statistiquement associée à des différences génétiques, dans un environnement et à une période donnés.

Elle ne répond pas à la question :

« Quelle proportion de mon orientation est génétique ? »

MedlinePlus donne un exemple très clair : une héritabilité de 0,7 ne signifie pas qu’une caractéristique individuelle serait « causée à 70 % par les gènes ». Elle signifie que, dans la population étudiée, 70 % de la variation observée est statistiquement associée à des différences génétiques. MedlinePlus Genetics.

Une estimation populationnelle ne découpe donc pas l’histoire d’une personne en pourcentages de causes.

Que sait-on des hormones et du développement avant la naissance ?

Certaines données soutiennent l’idée que des facteurs biologiques prénataux peuvent contribuer au développement de l’orientation sexuelle.

L’un des modèles humains les plus étudiés concerne l’hyperplasie congénitale des surrénales, ou HCS. Certaines formes entraînent chez les fœtus 46,XX une exposition prénatale atypique aux androgènes.

Une revue systématique regroupant 30 études a observé, chez les personnes 46,XX atteintes d’HCS, davantage d’orientations non exclusivement hétérosexuelles que dans les groupes de comparaison. Daae et al., 2020.

Ce résultat constitue un argument en faveur d’une contribution possible de l’environnement hormonal prénatal.

Il ne démontre cependant pas que « les hormones déterminent l’orientation sexuelle ». L’HCS correspond à une situation biologique particulière et les études réunies utilisaient des définitions et des outils de mesure très variables. Les auteurs eux-mêmes soulignent donc la nécessité d’une interprétation prudente. Daae et al., 2020.

La formulation la plus juste est ainsi que certaines influences biologiques prénatales sont étayées, sans qu’un mécanisme hormonal unique et universel soit démontré.

Association ne veut pas dire cause : l’exemple du rang de naissance

Les travaux consacrés au rang de naissance illustrent particulièrement bien la différence entre une association statistique et une explication causale.

Des études ont historiquement rapporté chez les hommes homosexuels une association avec le nombre de frères aînés et ont notamment proposé une hypothèse immunitaire maternelle pour l’expliquer.

Mais l’interprétation actuelle est débattue.

Une analyse de 2023 portant sur de nombreux échantillons conclut que l’association spécifique avec les frères aînés est faible, hétérogène et pourrait ne pas être spécifique aux hommes ; les auteurs estiment également que certains résultats historiques ont pu être amplifiés par des effets liés à la taille des études ou aux méthodes statistiques. Vilsmeier et al., 2023.

À l’inverse, Ray Blanchard soutient en 2026 que les grandes études récentes renforcent l’existence d’un effet plus général du rang de naissance, tout en reconnaissant qu’elles contestent l’idée selon laquelle celui-ci serait dû exclusivement aux frères aînés et limité aux hommes. Blanchard, 2026.

L’association elle-même continue donc d’être étudiée, tandis que son périmètre exact et son mécanisme causal restent discutés.

« Non génétique » ne veut pas dire « éducatif »

Le mot « environnement » possède donc en génétique un sens beaucoup plus large que « parents », « école », « amis » ou « culture ».

Constater qu’une caractéristique n’est pas entièrement expliquée par les différences génétiques ne démontre pas que le reste serait causé par l’éducation.

Les parents, l’éducation ou les fréquentations peuvent-ils déterminer l’orientation sexuelle ?

Aucune donnée robuste ne montre qu’une orientation sexuelle se transmette par contact, imitation, fréquentation, exposition ou éducation. Voir des couples homosexuels, avoir des amis homosexuels ou bisexuels, ou grandir dans un environnement où différentes orientations sont visibles ne constitue pas une cause démontrée d’homosexualité ou de bisexualité.

Les données disponibles n’apportent pas non plus de preuve robuste permettant d’établir que le style parental, l’éducation reçue ou l’orientation sexuelle des parents déterminent causalement l’orientation sexuelle sous-jacente.

Les hypothèses sociales classiques — par exemple l’idée d’une orientation provoquée par une parentalité particulière, par un parent homosexuel ou par un phénomène de « recrutement » — disposent globalement de beaucoup moins d’éléments en leur faveur que les hypothèses biologiques et développementales. Elles souffrent aussi de nombreuses difficultés de confusion et de causalité. Bailey et al., 2016.

Des travaux menés sur les réseaux sociaux d’adolescents vont dans le même sens : si certains comportements ou certaines attitudes peuvent être influencés par les pairs, l’attirance envers des personnes du même sexe n’a pas montré de phénomène de propagation entre amis ou frères et sœurs dans ces données. Brakefield et al., 2014.

Cela ne signifie pas que le contexte social soit sans importance.

Il peut influencer les mots qu’une personne utilise pour se définir, la possibilité de reconnaître ou de révéler ses attirances, les relations qu’elle peut effectivement vivre, le fait de cacher ou d’assumer son orientation, ou certains comportements.

Mais découvrir, accepter, nommer ou exprimer son orientation n’est pas la même chose que la créer. Un environnement plus accueillant peut permettre à davantage de personnes de vivre ou de déclarer ouvertement une orientation déjà ressentie, sans démontrer qu’il l’a produite.

Les données scientifiques ne fournissent donc pas de fondement à l’idée qu’il faudrait protéger quelqu’un d’une prétendue « influence homosexuelle » pour empêcher son orientation de changer.

L’orientation sexuelle est-elle un choix ?

L’orientation sexuelle ne se réduit pas à un choix volontaire.

Une personne peut choisir :

Ces décisions ne sont pas équivalentes au fait de choisir volontairement par qui l’on est attiré.

Une personne peut également mettre des années à comprendre ce qu’elle ressent, refuser temporairement de le reconnaître, cacher son orientation à son entourage ou changer la manière dont elle se définit. Dans ce cas, le changement visible concerne la prise de conscience, l’acceptation, l’identité déclarée ou l’expression sociale : il ne permet pas de conclure que l’entourage a créé l’attirance.

L’American Psychological Association indique qu’aucune cause précise permettant d’expliquer l’orientation d’un individu n’a été établie et que la plupart des personnes rapportent peu ou pas de sentiment de choix concernant leur orientation. American Psychological Association.

Il faut cependant conserver une nuance importante : toutes les trajectoires ne sont pas nécessairement totalement immuables dans toutes leurs dimensions.

La recherche sur la fluidité sexuelle documente, chez certaines personnes, des changements au cours du temps concernant l’attirance, l’identité ou le comportement. Ces dimensions peuvent évoluer différemment. Katz-Wise & Todd, 2022.

Que nous apprennent les études sur le cerveau ?

Certaines études d’imagerie ont rapporté des différences moyennes entre des groupes de personnes hétérosexuelles et homosexuelles.

Mais une revue systématique de la littérature décrit également des échantillons souvent limités, des méthodes hétérogènes, des résultats parfois contradictoires et des difficultés à identifier des caractéristiques cérébrales spécifiques et constantes. Frigerio et al., 2021.

Surtout, une différence moyenne entre deux groupes n’indique pas automatiquement si elle constitue :

Ces travaux ne permettent donc pas de transformer l’imagerie cérébrale en explication individuelle de l’orientation sexuelle.

Et l’épigénétique ou les interactions entre gènes et environnement ?

Ces pistes sont scientifiquement plausibles et font l’objet de recherches, mais leur niveau de preuve reste inférieur à celui de la contribution génétique générale.

L’épigénétique étudie des mécanismes pouvant modifier l’activité des gènes sans modifier directement leur séquence. Il est possible que de tels mécanismes interviennent dans le développement de traits complexes.

Il est également plausible que des facteurs génétiques et non génétiques interagissent pendant le développement.

Mais aucun modèle épigénétique précis ni aucune interaction gènes-environnement particulière ne permet aujourd’hui d’expliquer de manière robuste l’orientation sexuelle d’une personne.

Ces mécanismes doivent donc rester classés parmi les hypothèses de recherche, et non parmi les causes démontrées.

Hétérosexualité, homosexualité et bisexualité : peut-on tout expliquer avec le même modèle ?

Pas complètement.

Les catégories « hétéro », « homo » et « bi » restent utiles pour parler simplement du sujet, mais elles ne résument pas toute la diversité mesurée par la recherche.

D’abord parce que l’attirance, le comportement et l’identité ne se superposent pas toujours. National Academies, 2022.

Ensuite parce que la littérature n’a pas étudié toutes les orientations de manière équilibrée. Une grande partie des recherches biologiques historiques s’est concentrée sur l’homosexualité masculine. Les données sont moins nombreuses pour les femmes et plusieurs questions concernant spécifiquement la bisexualité restent moins étudiées.

Enfin, les études génétiques montrent que les associations retrouvées chez les hommes et les femmes ne se recouvrent que partiellement. Ganna et al., 2019.

La bisexualité ne doit donc pas être considérée automatiquement comme un simple point intermédiaire entre hétérosexualité et homosexualité.

Et l’hétérosexualité doit elle aussi être comprise comme une orientation humaine à expliquer : les orientations minoritaires ne constituent pas les seules situations auxquelles la science devrait rechercher une origine.

Établi, associé, hypothétique, inconnu : où en est réellement la recherche ?

Ce que la science sait — et ce qu’elle ne sait pas encore

Les quatre niveaux ci-dessous décrivent la solidité des connaissances scientifiques. Ils ne constituent ni un score ni une hiérarchie entre les orientations sexuelles.

ÉTABLI

Ce que cela signifie : résultats suffisamment soutenus pour pouvoir être affirmés avec confiance.

  • L’attirance, le comportement sexuel et l’identité déclarée sont des dimensions distinctes qu’il faut identifier lorsqu’on interprète une étude.
  • Des facteurs génétiques contribuent à certaines dimensions de l’orientation et du comportement sexuels.
  • Cette architecture est complexe et polygénique : aucun gène unique ne détermine l’orientation.
  • L’héritabilité décrit une variation observée dans une population, pas un pourcentage causal applicable à un individu.
  • Les données génétiques actuelles ne permettent pas de prédire de manière fiable l’orientation ou le comportement sexuel d’un individu.
  • L’orientation sexuelle ne se réduit pas à un choix volontaire et aucune donnée robuste ne montre qu’elle soit transmise par simple fréquentation, imitation ou exposition sociale.

ASSOCIÉ

Ce que cela signifie : une relation statistique est observée, sans que cela suffise à démontrer son mécanisme causal.

  • Certaines situations biologiques prénatales sont associées à des différences d’orientation dans certaines populations.
  • Des associations ont été rapportées entre certaines caractéristiques du rang de naissance ou de la fratrie et l’orientation, mais leur interprétation reste discutée.
  • Certaines différences moyennes ont été observées en neuro-imagerie, sans signature individuelle ni causalité établie.

HYPOTHÉTIQUE

Ce que cela signifie : mécanismes scientifiquement envisagés, mais non établis.

  • Un mécanisme immunitaire maternel précis pour expliquer certaines associations liées au rang de naissance.
  • Des mécanismes épigénétiques spécifiques.
  • Des interactions gènes-environnement particulières capables d’expliquer l’orientation individuelle.
  • Un modèle biologique unique applicable à toutes les orientations et à toutes les personnes.

INCONNU

Ce que cela signifie : questions auxquelles les connaissances actuelles ne permettent pas encore de répondre.

  • Pourquoi une personne donnée développe précisément telle orientation.
  • Comment les différentes influences se combinent au cours du développement.
  • Le poids exact des différents mécanismes.
  • Pourquoi certaines trajectoires semblent très stables alors que d’autres présentent davantage de fluidité.
  • Dans quelle mesure les mécanismes diffèrent entre hommes, femmes, bisexualité et autres profils mesurés par la recherche.

Conclusion

Que sait donc réellement la science sur les origines de l’orientation sexuelle ?

Elle sait aujourd’hui écarter plusieurs explications trop simples.

L’orientation sexuelle n’est pas déterminée par un gène unique. Elle ne peut pas être résumée par une formule du type « tant de génétique, tant d’environnement ».

Elle n’est pas non plus quelque chose que l’on « attrape », que l’on transmettrait à son entourage ou qu’une simple exposition à l’homosexualité ferait apparaître. Les données ne montrent pas que l’éducation, les fréquentations, l’orientation des parents ou le fait de voir des couples de même sexe fabriqueraient simplement l’orientation d’une personne.

Une personne peut en revanche mettre du temps à comprendre ce qu’elle ressent, cacher son orientation par peur du regard des autres, l’accepter progressivement, changer le mot qu’elle emploie pour se définir ou l’exprimer plus librement lorsque son environnement le permet. Reconnaître ou révéler une orientation n’est pas la même chose que la recevoir d’une autre personne.

Chez certaines personnes, une ou plusieurs dimensions de l’orientation peuvent aussi présenter une certaine fluidité au cours de la vie. Cette observation n’implique ni que l’orientation soit un choix volontaire, ni qu’elle puisse se transmettre socialement.

À l’inverse, il serait tout aussi inexact d’affirmer que la biologie n’intervient pas. La contribution génétique est bien documentée, et certaines données soutiennent également une participation de facteurs biologiques prénataux ou développementaux.

Le terme « multifactoriel » est donc utile à condition de ne pas lui faire dire plus qu’il ne signifie : l’orientation sexuelle est personnelle et semble s’inscrire dans un développement complexe auquel plusieurs influences peuvent contribuer, mais toutes ne sont pas identifiées et leur combinaison exacte reste inconnue.

La science sait ainsi mieux décrire certaines influences à l’échelle des populations qu’expliquer la trajectoire d’un individu. Aujourd’hui encore, ni les gènes, ni le cerveau, ni la structure familiale, ni l’éducation ne permettent, pris séparément ou ensemble, de reconstruire avec certitude pourquoi une personne est hétérosexuelle, homosexuelle ou bisexuelle.

Cette distinction a aussi une conséquence importante : les connaissances actuelles ne fournissent pas de fondement scientifique à l’idée qu’il faudrait se protéger d’une orientation sexuelle, empêcher sa « transmission » ou considérer la visibilité des personnes homosexuelles ou bisexuelles comme susceptible de modifier l’orientation des autres.

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L’orientation sexuelle peut-elle évoluer au cours de la vie ?

Chez certaines personnes, une ou plusieurs dimensions de l’orientation sexuelle peuvent évoluer au cours de la vie. Cela peut concerner l’attirance ressentie, l’identité utilisée pour se définir ou les comportements, sans que ces dimensions évoluent nécessairement ensemble.

Il faut toutefois distinguer cette fluidité du fait de découvrir, d’accepter ou d’exprimer une orientation que l’on cachait auparavant. Elle ne signifie pas non plus que l’orientation soit un choix volontaire ou qu’elle puisse être « transmise » par l’entourage, l’imitation ou l’exposition à l’homosexualité.

Peut-on prédire l’orientation sexuelle grâce à l’ADN ou à l’imagerie du cerveau ?

Non, les connaissances actuelles ne permettent pas de prédire de façon fiable l’orientation sexuelle d’une personne à partir de son ADN ou d’une imagerie cérébrale.

Les grandes études génétiques mettent en évidence de nombreux variants ayant chacun de très faibles effets à l’échelle des populations, sans permettre une prédiction individuelle pertinente. De même, certaines études d’imagerie ont observé des différences moyennes entre groupes, mais avec des résultats hétérogènes et un important chevauchement entre individus. Il n’existe donc pas de test génétique ou cérébral permettant de déterminer l’orientation sexuelle d’une personne.

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